En 2017, les Français retrouvent le chemin des bars et restaurants

La canicule et la reprise du tourisme ont permis une embellie de la vente de boissons dans les cafés et restaurants au premier semestre 2017, après une année 2016 noire. Les consommateurs ont repris goût à la vie dans les cafés, hôtels, restaurants ou encore dans les bars, selon une étude de Nielsen

L’année 2016 a été triste pour la consommation de boissons dans le réseau C.H.R (cafés, hôtels, restaurants…). Les Français ont réduit leurs sorties pour des raisons économiques et des raisons de sécurité, suite aux attentats de Paris et de Nice, qui avaient également impacté le tourisme. La météo capricieuse du premier semestre 2016 avec, en prime, une série d’inondations fin mai début juin ont douché les espoirs des restaurateurs.

La consommation de boissons repart en 2017

Selon une étude Nielsen, réalisée sur les chiffres du premier semestre 2017, cette période est terminée.

Les Français et les touristes retournent dans les restaurants ou dans les bars pour aller boire des verres.

Au premier semestre, le nombre de boissons vendues en C.H.R (alcoolisées et non alcoolisées – hors vins et champagnes) a progressé de 4,2% par rapport aux six premiers mois de 2016. Ce chiffre porte le marché des boissons hors domicile à +1,9% de juin 2016 à juin 2017. Le retour des touristes nationaux et internationaux, qui représente une grande part de la clientèle du C.H.R, a bien aidé la reprise, précise Nielsen.

Sur ce premier semestre prometteur, la palme revient aux eaux. En effet, leur vente a progressé de 8,8% sur six mois. Cela s’explique notamment par les conditions météorologiques caniculaires. Les ventes de bières sont également en forte progression (+3,2%). Près de 85.000 hectolitres de bières de spécialités (abbayes, blanches, aromatisées…) ont été vendus en plus dans les C.H.R, par rapport au premier semestre 2016. Selon Mathieu André-Febrero, directeur du département Nielsen On Trade, «la bière est le produit emblématique des C.H.R et il est très dépendant de la santé de l’univers global. Un univers qui va mieux en 2017 que les deux années précédentes». Voilà donc les secteurs les plus en réussites dans la consommation de boisson. Cette embellie pourrait durer, étant donné les conditions caniculaires de cet été.

Les cocktails toujours incontournables, les softs plus partagés

Les conditions météorologiques plutôt clémentes de ces derniers mois ont amplifié la tendance à la consommation de cocktails. Plus précisément, les cocktails dits «rafraîchissants» (Mojito, Martini Tonic…), profitent d’une belle période, précise Nielsen. Les alcools plus forts comme les rhums et les gins ont connu une croissance exceptionnelle de respectivement 13% et 12% en ce début d’année. Les whiskies, eux, semblent faire de moins en moins envie aux consommateurs: leur consommation a chuté de 5,5%.

« En 20 ans, le discours d’éducation sur la santé a pris bien plus de place dans l’esprit des consommateurs ».

Du côté des boissons non alcoolisées, dites softs, les jus de fruits et autres boissons au thé ont progressé respectivement de 9,7% et 6,5%. Chez les boissons plus classiques comme les sodas, le bilan est toujours négatif sur les 12 derniers mois à -2,9%, malgré un faible sursaut en ce début d’année. Selon Mathieu André-Febrero, «les boissons sucrées et gazeuses se vendent moins bien dans les C.H.R suite aux campagnes de santé, contre l’obésité notamment. Cela influence dans la consommation des sodas et colas d’une manière générale. En 20 ans, le discours d’éducation sur la santé a pris bien plus de place dans l’esprit des consommateurs». Les conditions météorologiques très chaudes de cet été devraient aider à une embellie plus forte encore de la consommation de boissons softs, ou alcoolisées…

Mathieu André-Febrero, directeur du département Nielsen On Trade