Cité internationale de la gastronomie de Lyon : le projet avance à grands pas

Lyon (69) La métropole et la ville de Lyon ont dévoilé la liste des partenaires privés qui se sont engagés à leurs côtés pour contribuer au financement de ce lieu dédié à valoriser le « bien manger ».

Lancé depuis plusieurs mois par la Métropole et la ville de Lyon, le projet de la Cité internationale de la gastronomie se concrétise. Pour preuve, les collectivités ont convaincu dix groupes privés (Eliorgroup, Metro, Mérieux NutriSciences, Institut Paul Bocuse, Seb…) de s’associer à l’opération. En tout, 13 M€ ont ainsi été récoltés. Pour ces partenaires, dont la plupart ont un lien avec la thématique de l’alimentation ou avec Lyon, ce projet est l’assurance de voir leur marque bénéficier d’une aura à l’international, avec à la clé des retombées économiques. « Nous continuons encore à prospecter pour trouver d’autres partenaires. Il nous faudrait au moins 2 M€ supplémentaires », assure Georges Képénékian, premier adjoint au maire de Lyon, délégué à la culture et chargé du pilotage du dossier. Prochaine étape : le lancement en septembre d’un appel d’offres afin de choisir le futur gestionnaire (sous contrat de délégation de service public) de la Cité de la gastronomie. Le cahier des charges devrait être bouclé avant l’été.

 
Une vitrine de la gastronomie

Cette cité de la gastronomie, dont l’ouverture est prévue fin 2018, sera située au coeur du Grand Hôtel-Dieu, qui fait l’objet actuellement d’un vaste programme de réhabilitation. Ce dernier accueillera également un hôtel Intercontinental 5 étoiles, un centre de convention, mais aussi des commerces, des bureaux, des logements…

Au sein de ce complexe, la Cité occupera une place majeure sur 3 930 m2, avec des espaces pour accueillir des expositions thématiques, des conférences, des démonstrations culinaires, des ateliers sur les métiers de bouche, mais aussi des restaurants, des cafés, des boutiques… Le fil conducteur sera les liens étroits entre l’alimentation et la santé. « Nous pensons que l’art culinaire est un marqueur fort d’un pays et d’une civilisation. Lyon étant réputée pour sa gastronomie et ses produits de terroir, nous souhaitons que cette cité valorise, sous toutes ses formes, l’acte du bien manger. Il s’agit aussi d’éduquer la nouvelle génération à une alimentation saine et de lui transmettre ainsi le goût pour les bons produits », conclut Georges Képénékian.

Stéphanie Pioud / L’Hôtellerie Restauration