Restauration rapide : les concepts low-cost cartonnent

Manger sur le pouce à moins de 10 euros sans passer par la case « fast-food », c’est ce que proposent plusieurs enseignes de restauration rapide qui commencent à se développer en France. Zoom sur une tendance qui gagne du terrain.

Manger vite, mieux et moins cher

Si l’activité des restaurateurs a reculé de 4,5 % en 2016, selon les chiffres communiqués par le syndicat patronal GNI-Synhorcat, la restauration hors domicile a renoué avec la croissance, après trois années consécutives de baisse. D’après le cabinet spécialiste des études de marché, NPD, le secteur a en effet enregistré une hausse de 0,7 % en dépenses, soit la meilleure performance depuis 2012. « La dépense moyenne s’établit à 5,50 euros », précise NPD. Un montant peu élevé, qui montre que si les Français mangent de plus en plus à l’extérieur, ils restent modérés quant au coût de ces repas pris hors domicile.

Pourtant, la qualité reste un argument de poids dans la restauration rapide. Les Français veulent manger vite, à prix réduits mais bien. Une mission que relève une nouvelle génération de chaînes de restaurants, et qui était à l’honneur dans l’émission Capital du 29 janvier 2017, diffusée sur M6. Leur concept : proposer des plats chauds à 1 ou 2 euros seulement, avec la possibilité pour le client de combiner les mets selon ses envies.

Nostrum, le catalan qui a faim de croissance

Des raviolis à la napolitaine à 1 euro, un rôti de porc à 2 euros, un poulet au curry à 3 euros et des desserts dès 2 euros… Chez Nostrum, il est possible de manger des plats élaborés pour un ticket moyen moins élevé que dans les fast-foods et certaines cantines. C’est tout le concept de cette enseigne née à Barcelone, et arrivée en France courant 2015. De l’autre côté des Pyrénées, la marque cartonne et compte plus de 140 restaurants. Mais c’est dans l’Hexagone que ses dirigeants nourrissent le plus d’ambition : d’ici à cinq ans, l’objectif est d’atteindre les 250 unités. Pour y parvenir, Nostrum a signé plusieurs contrats de master-franchises régionales et inauguré un flagship à Paris . « Nous avons confié à cinq master-franchisés situés respectivement à Paris, Bordeaux, Montpellier, Lyon et Lille, le développement de l’enseigne en local », détaille-t-on chez Nostrum. Et de préciser : « Chaque master franchisé établira un laboratoire de cuisine local et ouvrira 50 restaurants Nostrum dans les cinq prochaines années, soit en nom propre, soit à travers des franchisés et multi franchisés. »

Oup’s Café, tout à 1 euro

Dans une même logique, Daniel Franco a créé le concept Oup’s Café en région parisienne, en avril 2015. Dans ces restaurants désormais accessibles en franchise, tous les produits sont à 1 euro. Le client peut, à sa guise, choisir une ou plusieurs entrées, les combiner avec des plats chauds ou des snacks, terminer avec un dessert ou une boisson. Au final, il lui est possible de déjeuner pour un ticket moyen peu élevé, selon les choix opérés. Cet ancien franchisé Subway s’est inspiré des bazars proposant « tout à 2 euros », une accroche qui fonctionne. « Dans un premier temps, les clients viennent pour le prix. Mais nous offrons une vraie variété de produits, ce qui leur permet de venir plusieurs fois dans la semaine », confiait le fondateur d’Oup’s Café aux Echos de la franchise, quelques mois après l’ouverture de son premier établissement. Aujourd’hui, il existe deux restaurants Oup’s Café en France, à Boulogne-Billancourt et à Paris. À terme, plusieurs centaines d’établissements pourraient voir le jour dans l’Hexagone.

Jennifer Mattas – Les ECHOS